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Erwin Adamczak
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le Mer Oct 16, 2019 11:46 pm
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Erwin Adamczak
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le Jeu Oct 17, 2019 12:37 am
La Livadia <<patriote>>, un modèle économique à bout de souffle. Est-elle prête à changer pour autant ?

Avec Jan Baltijas, professeur d'économie à l'Université Royale de Livadia, auteur notamment de l'ouvrage Cette crise économique qui vient, paru en 2016.

Le Peuple : En 2016, alors que votre ouvrage paraissait, notre pays affichait une forte croissante marquée par un taux de chômage très bas et des exportations record. Aujourd'hui, en cette fin d'année, vos prédictions semblent s'être réalisées. Les chiffres officiels sont en berne. Pour le deuxième trimestre de cette année, le produit intérieur brut (PIB) s'est contracté de 0,1 % par rapport au trimestre précédent et surtout – sonnette d'alarme – pour notre économie championne à l'exportation, les entreprises annoncent une nette réduction de leurs ventes à l'étranger. Quelles sont les raisons de cette méforme économique ?

Jan Baltijas : En réalité c'est notre bonne forme économique des décennies passées qu'il faudrait questionner. Pendant toute cette époque, le pays a essentiellement vécu sur l'exploitation de son pétrole et certains secteurs d'excellence : la construction navale, l'industrie pharmaceutique et les technologies de l'information. A cela, il fallait ajouter une sorte de monopole régional pour ces secteurs d'activités car nos proches voisins Argenois et Naduréens étaient complètement largués par la révolution technologique. Notre économie a toujours comporté des faiblesses structurelles lourdes qui n'ont jamais été résorbées. Industrie parcellaire, faible marché intérieur, isolement géographique.

Le Peuple : On a pourtant fait grand cas de la diversification de notre économie ces dernières années et elle a fait l'objet de toute l'attention des politiques publiques.Dès lors, quels leviers, politiques ou économiques, notamment, pourrait-on activer pour renouveler notre modèle de croissance ?

Jan Baltijas : Certes, l'économie livadienne s'est diversifiée, tertiarisée et ouverte au micromonde. Je peux prendre comme exemple le développement des énergies renouvelables qui constituent aujourd'hui un secteur de pointe de son économie et l'un des piliers de sa politique énergétique. Néanmoins, tout cela est très relatif. Notre mutation économique a été très incomplète. La précédente législature l'avait bien comprise et considérait avec justesse que la clef de notre succès résidait dans notre ouverture au micromonde. Il faut attirer des investisseurs, et pas seulement des touristes ! A mon sens, il faut rompre avec cette idée d'une Livadie quasi-autarcique. L'ouverture d'un aéroport international avait été une excellente initiative à mon sens.

Le Peuple : À Ludmilla, fin avril, lors d'un salon économique, vous aviez estimé que le modèle économique livadien était à bout de souffle. Vous pensez que la politique menée actuellement par le gouvernement aggrave les choses ?

Jan Baltijas : La politique internationale telle qu'elle est menée actuellement ajoute une nouvelle faiblesse à notre économie. Nous sommes complètement isolées diplomatiquement. Les pays de la L.E.D nous boudent ouvertement. Ici, le problème de fond est que Livadia est devenu un pays qui dépend énormément de sa demande extérieure. Or, lorsqu'on est dans cette situation, on ne peut pas se brouiller avec la moitié du micromonde. Ce ne sont pas les diamants du Bangana, quelques pierres de luxe qui vont vivifier notre économie. A ce propos, je note d'autres facteurs inquiétants. Cette année, plusieurs milliers de jeunes Livadiens ont quitté le pays, à vrai dire deux fois plus que l'année passé. C'est un signe de basse intensité très inquiétant. Pour l'instant, notre vitalité démographique protège partiellement la demande intérieure. Mais si notre natalité s'effondre -comme c'est souvent le cas lorsqu'une crise économique d'ampleur s'installe- alors notre demande intérieure s'effondrera, et là, notre marge de manoeuvre sera encore plus réduite.
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